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important de choisir le bon deuxième animal

Il y a une question qu’on nous pose souvent : “J’ai déjà un chat depuis trois ans, je voudrais adopter un chien. Vous pensez que ça peut marcher ?”

Et bien, ça dépend énormément de ce que vous choisissez comme deuxième animal, et de comment vous faites les présentations. Et c’est justement là que la majorité des gens se trompent, parce qu’ils cherchent des conseils sur la cohabitation avant même d’avoir choisi l’animal.

Tout le monde vous explique comment séparer les gamelles mais personne ne vous explique concrètement comment choisir un chien qui ne va pas terroriser votre chat dès le premier jour.

Quelle est la question à se poser avant l'adoption ?

La plupart des articles sur la cohabitation chien-chat commencent au mauvais endroit. Ils supposent que l’animal est déjà là et qu’il faut maintenant gérer la situation.

Si vous lisez cet article avant d’adopter, vous avez une longueur d’avance considérable. Parce qu’une cohabitation qui se passe bien, dans la grande majorité des cas, c’est le résultat d’un bon choix fait en amont.

La vraie question n’est pas “comment faire cohabiter mon chien et mon chat”. C’est “quel animal choisir pour que la cohabitation ait le maximum de chances de bien se passer dès le départ ?”

Et cette question-là mérite une réponse honnête, qui tient compte de deux paramètres : le caractère de l’animal que vous avez déjà, et l’instinct génétique de celui que vous envisagez d’adopter.

Ce que votre animal actuel dit déjà sur la suite

Avant de regarder des profils de chiens ou de chats, observez l’animal que vous avez à la maison. Il vous donne déjà des informations précieuses.

Un chat qui n’a jamais vu de chien de sa vie, qui est plutôt craintif de nature, qui marque son territoire de façon très affirmée et qui déteste les changements dans sa routine, c’est un chat qui va vivre l’arrivée d’un chien comme un bouleversement majeur. Ce n’est pas une raison de renoncer, mais c’est une raison de choisir un chien particulièrement calme, peu réactif, et d’âge adulte plutôt que chiot.

À l’inverse, un chat curieux, habitué à des allées et venues, qui a déjà croisé des chiens sans paniquer, ou qui vivait avec d’autres animaux avant d’arriver chez vous, c’est un profil beaucoup plus adaptable. Vous avez plus de latitude dans le choix du chien.

Le même raisonnement s’applique si c’est vous qui avez déjà un chien et envisagez d’adopter un chat. Un chien qui fixe les pigeons par la fenêtre avec une intensité un peu inquiétante vous envoie un signal. Un chien qui a déjà côtoyé des chats ou qui est globalement peu réactif aux petits animaux en movement, c’est une base beaucoup plus rassurante.

L'instinct de prédation : qu’est-ce que c’est ?

Tous les chiens ont un instinct de prédation. Ce n’est pas de l’agressivité, c’est de la biologie. Mais cet instinct varie énormément selon les races, et c’est là que le choix du deuxième animal peut faire toute la différence.

Certaines races ont été sélectionnées pendant des siècles pour traquer, poursuivre et attraper de petites proies. Un Jack Russell Terrier, un Greyhound, un Husky ou un Malinois possèdent des réflexes de prédation qui peuvent se déclencher automatiquement à la vue d’un chat qui détale. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est câblé profondément dans leur ADN. Avec de l’éducation et une socialisation précoce, beaucoup s’en sortent très bien. Mais le risque de base est plus élevé, et la marge d’erreur dans les premières semaines est plus faible.

D’autres races ont été sélectionnées pour la compagnie, pour le rapport avec l’humain, ou pour des tâches qui ne nécessitaient pas de tuer de petites proies. Leur instinct de prédation est généralement bas. Ce sont souvent de meilleurs choix pour une première cohabitation chien-chat, surtout si votre chat est plutôt du genre anxieux.

Adopter un deuxième chien

Et si c'est un chat que vous voulez adopter en plus de votre chien ?

La question se pose dans l’autre sens aussi : vous avez un chien, vous voulez adopter un chat. Là, c’est souvent le caractère du chat qui va faire pencher la balance.

Un chaton adopté très jeune a un avantage considérable : il n’a pas encore de mauvaises associations avec les chiens. Il va découvrir votre chien en même temps qu’il découvre le monde, et dans la plupart des cas, les deux vont s’habituer l’un à l’autre sans que ça soit un drame.

Un chat adulte qui n’a jamais croisé de chien, en revanche, c’est une autre histoire. La première réaction sera presque toujours défensive. Ce n’est pas un problème en soi, à condition de choisir un chat dont le caractère est plutôt confiant et adaptable, et de ne pas précipiter les présentations.

L'âge au moment de l'adoption change vraiment tout

C’est peut-être le facteur le plus sous-estimé dans toute l’équation.

Un chiot qui grandit avec un chat apprend très tôt que le chat fait partie de sa famille. Son cerveau intègre cette information pendant la période sensible de socialisation, qui se termine autour de 12 semaines. Résultat : à l’âge adulte, ce chien ne verra généralement pas les chats comme des proies. Il les verra comme des compagnons, parfois agaçants, parfois complices, mais toujours familiers.

Un chien adulte qui n’a jamais croisé de chat, c’est différent. Il a déjà ses automatismes, ses réflexes, ses habitudes. La cohabitation est tout à fait possible, mais elle demande plus de temps et plus d’encadrement dans les premières semaines.

La configuration qui offre le plus de chances de succès est un chiot qui arrive dans un foyer où un chat adulte calme est déjà installé. Le chat a l’avantage de la taille, du territoire, et souvent du tempérament. Le chiot, lui, est encore malléable et va naturellement chercher à s’intégrer plutôt qu’à s’imposer.

La configuration qui demande le plus d’attention est un chien adulte avec fort instinct de prédation qui arrive chez un chat adulte peu habitué aux chiens. Ce n’est pas ingérable, mais ça nécessite une introduction très progressive et une supervision rigoureuse pendant plusieurs semaines.

Comment aborder les premières semaines ?

Beaucoup d’articles donnent une liste de règles. On va vous donner une seule idée directrice, et les règles en découlent naturellement : les deux animaux doivent construire des associations positives l’un avec l’autre, jamais de l’association négative.

Concrètement, ça veut dire que le premier contact ne doit jamais se faire en situation de stress, jamais en forçant la proximité, jamais en retenant un animal contre son gré.

Les premières interactions se font à travers des obstacles, une porte entrebâillée, une barrière bébé, pour que chacun puisse sentir et entendre l’autre sans risque de contact direct. On laisse du temps. On récompense chaque moment de calme en présence de l’autre. On ne punit jamais un grognement ou un feulement, c’est de la communication normale.

Le chat doit toujours avoir des zones en hauteur inaccessibles au chien. C’est indispensable. C’est son espace de sécurité, son point d’observation depuis lequel il peut gérer la situation à son rythme.

Les gamelles restent séparées, les litières hors de portée du chien. Ça réduit considérablement les tensions liées à la protection des ressources.

Le reste, la durée exacte des phases, les signaux qui montrent que vous pouvez passer à l’étape suivante, les situations qui méritent de faire appel à un comportementaliste, ça dépend de vos deux animaux spécifiquement.

Entente chat et lapin

Pourquoi le choix en amont change tout

Chez CadCie, chaque fois qu’une famille nous contacte pour adopter un deuxième animal, l’une des premières chose que l’on demande c’est d’apprendre à connaître le caractère de l’animal. Ces questions nous permettent d’orienter vers un profil qui va vraiment fonctionner dans votre foyer, plutôt qu’un profil qui correspond à une idée générale de ce qu’on aime.

C’est exactement ce que fait notre étude d’adoption personnalisée : tenir compte de votre situation réelle, de l’animal que vous avez déjà, de votre mode de vie, pour vous proposer le bon match.

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